vendredi 5 décembre 2008

Bienvenue, Cida Ivonery - Brésil


Ici je prolonge ce que communément
On appelle silence.

Le poids de l’au douce
Fond quand nous partons loin.

C’est pourquoi je suis ici
En ce lieu où je compte les étoiles

Je sens encore la main blanche de la lune
Quand je tente de voir ton visage

Et c’est pourquoi je te parcours
Comme en buvant un grand verre d’eau

Et c’est pourquoi je te mastique lentement
Et les poisons ne me font rien

C’est ainsi qu’une autre face m’apparaît
Différente de celle où je n’ai plus besoin de toi.



*




O peso da água doce funde-se ao partirmos para longe.

Procuro ser breve, pois o tempo corre ao contrário e já existem muitos pavores gastos.

Assim, estou sentada neste lugar onde vou contando as estrelas.

Ainda sinto a mão branca da lua quando tento imaginar-te,
por isso percorro-te como quem bebe um copo de água:
mastigo-te demoradamente, sofrendo todos os venenos.
Descubro o outro lado de que não necessito de ti.




*



Alargo aquí eso
Que comúnmente llaman silencio.

El peso del agua dulce se funde
Cuando nos vamos lejos.

Por eso estoy sentada aquí en este lugar
Donde voy contando estrellas.

Siento aún la mano blanca de la luna
Al intentar imaginarte.

Por eso te recorro
Como quien bebe un vaso de agua

Por eso te mastico lentamente
Aguantando los venenos todos.

Así voy descubriendo la otra cara
De no necesitarte.



(http://bem-te-vi-voar.blogspot.com/)

jeudi 4 décembre 2008

Voiliers


"Voiliers, quel joli mot"
(Pamela Bram)
Voiliers : moitié oiseaux, moitié poissons.


Plus la mer.

mercredi 3 décembre 2008

Souvent Barbarie....


La Barbarie mange ses figues,

Déploie ses grandes orgues,

Ses filles minces et nues,

Ses guerriers sanguinolents.

La Barbarie aussi

descend du singe.

Croit en Dieu

Fréquente le vin de messe

Se marie en Mairie

et souvent en église.

La Barbarie se fait la barbe,

la malle au moindre vent.

Au nom de la loi tue

en salade,

et meurt pour la Patrie.

Souvent Barbarie...

mardi 2 décembre 2008

Totila blues ou l'ombre que les morts nous laissent


Dans cette nuit noire

Dans cette nuit noire

où l'on craint le silence

comme le sang

la mort s'avance. Elle pique

dans notre assiette et nous

fait ce sugne que nous redoutons

tant.

Elle sait se faire belle

et prend des maquillages

ultra-legers et des voix

qui nous charmeraient à moins

qui sont des souffles.

La mort n'a pas de sonnettes,

elle marche silencieuse

comme une étrangère

dans le sable du désert

quand elle nous fait ce signe

que nous redoutons tant.

lundi 1 décembre 2008

Message ramassé au vol


Mangerons-nous un jour

Des saucisses du Bd. Sébastopol?

Je connais un banc en fer et bois

Quelque part dans un square.

Je l’ai déjà vu héberger des amours du lundi après-midi

Des pleurs, des prières sans doute.

Et ce sera peut-être possible. Si c’est le cas,

Laisse-moi un mot sous le tapis. Il y a des mois que

Je n’allume plus mon portable.


(à p. b.)